SERVICE AUXILIAIRE DE VIE sur le bassin Annécien depuis 1982

Témoignage bénéficiaire_Dorothee-B

Personne accompagnée par le SAUV

Dorothée B.

Béneficiaire

“J’ai envie qu’on m’aide, pas qu’on fasse à ma place !”

Installée à Annecy en 2009 après avoir quitté Nantes, sa ville natale, Dorothée est assistée quotidiennement par des auxiliaires de vie du SAUV depuis près de 10 ans. Une aide précieuse qui lui a permis de faire ce choix de vie et de rester autonome, à son domicile.

Qu’attendez-vous d’une auxiliaire de vie ?

J’ai un tempérament très autonome et indépendant, mais de par mon handicap, j’ai besoin d’aide au quotidien. L’auxiliaire de vie ou aide à domicile m’assiste dans les tâches ménagères (le ménage, la cuisine, le linge…). Elle peut m’accompagner en voiture dans certains déplacements pour me rendre à des rendez-vous ou encore lorsque je dois faire des courses un peu volumineuses. Mais pour les courses au quotidien, je les fais moi-même et me déplace avec mon fauteuil électrique.

J’aime faire la cuisine et partager ce moment, mais c’est moi qui propose. Je ne veux pas qu’une auxiliaire fasse à ma place, je préfère qu’on fasse ensemble. C’est une collaboration, un échange.

Quelles qualités attendez-vous d’un(e) auxiliaire de vie ?

Il faut avoir le sens de l’observation, le sens pratique aussi et savoir s’organiser, être à l’écoute. Il faut être proche des bénéficiaires, sans imposer ou s’imposer. Outre les qualités humaines indispensables, il faut aussi des qualités morales afin d’éviter les dérives ou les prises de pouvoir. 

Dans certaines prises en charge, les compétences techniques peuvent aussi être importantes, en particulier pour l’auxiliaire qui doit se protéger par exemple quand elle doit faire des toilettes ou “porter” la personne. Mais c’est avant tout le relationnel qui fera toute la différence. 

On parle souvent de distance professionnelle, mais je préfère parler de proximité professionnelle. On n’est certes pas là pour faire amie-amie, mais pour autant ce sont des moments de partage. J’aime cuisiner avec Aurélie dont c’était le métier : on échange des recettes, on discute. On fait ensemble. C’est primordial pour moi. Je ne veux pas qu’on fasse à ma place. 

Au final, je suis reconnaissante et consciente que la présence des auxiliaires qui m’accompagnent au quotidien m’a permis de faire ce choix de vie et de vivre chez moi. Sans ce service, j’aurai sûrement dû rester dans ma famille ou aller dans un foyer ce qui aurait été assez difficile à vivre. Aujourd’hui, je suis autonome, et je marche de mieux en mieux grâce au travail de kiné.

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